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Salon de l’Ecosalubrité 2008 - Salon De L’Ecosalubrité 2008 The trade show for the cleaning professional in Québec will be held Oct. 15 and 16, 2008 at Place Forzani in Laval.
Can Clean 2009 - Can Clean 2009 will be held April  29th & 30th, 2009 at The Direct Energy Centre at Exhibition Place.  More detailed information will be published on the CSSA web site at www.cssa.com by the end of December.
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Une Pacte Responsable En Ècosalubrité
 
 
Une Pacte Responsable En Ècosalubrité
“La crise environnementale est moins une question technique et environnementale qu’un problème social et  de comportements qui ne peut - être résolu que par des solutions du même ordre”.
William Rees.

La connaissance de notre situation est une invitation aux changements responsables.
Dans son premier rapport, le commissaire au développement durable, Harvey Mead, a taillé en pièce le mythe du québec vert. Au contraire dit – il, le Québec fait partie du Top 10 des pires endroits sur la planète !, un des endroits de la planète qui exigent le plus de son environnement pour maintenir son niveau de vie, juste derrière Dubaï aux Émirats Arabes Unis, les États – Unis, la Finlande et le… Canada. Une province surdéveloppée. Nous sommes dans une situation de dépassement important par rapport à la Loi québécoise sur le développement durable. La Loi est demeurée à l’état d’intention.  Le fait que le Québec consomme de l’hydroélectricité masque une partie de la réalité en ce qui a trait à la pollution et à l’exploitation abusive des ressources. (Le DEVOIR, Journal de Montréal)
Nos déchets ont bondi de 62% entre 1994 et 2004;nous sommes en fait les champions canadiens de la production de déchets. Pendant ce temps,  le recyclage stagne. Les gaz à effet de serre ont augmenté de 6.6% entre 1993 et 2003. Notre consommation énergétique est le double de celle de pays scandinaves qui sont également des pays de neige. (Francois Cardinal).
Si on rapproche, il faut savoir que  le secteur immobilier, comparativement au secteur industriel et agricole, compte pour 30% de l’énergie totale consommée, 12% de l’eau potable, 30% des matériaux bruts utilisés. Plus spécifiquement dans le secteur du nettoyage des édifices, pas moins de cinq (5) milliards de livres de produits chimiques, 4.5 milliards de livres de papier, 3.8 milliards de sacs à ordures sont produits chaque année (données fournies par Johnson Diversey).
Oui le virage entrepris depuis quelques années déjà par les entrepreneurs en entretien d’immeubles et les services de salubrité vers les produits qualifiés de vert est un premier pas dans la bonne direction. Mais vous savez comme moi que ce premier pas n’est pas suffisant.
“Notre empreinte écologique est à un point critique, près de la rupture des équilibres sacrés” (David Suzuki – L’équilibre sacrée)
Il faut approfondir notre engagement, diversifier nos mesures d’atténuation et d’élimination de notre empreinte écologique. Chacun de nous a un examen de conscience à faire, chacun à titre de citoyen hypersonsommateur. Nous, membres de la grappe industrielle éco -sanitaire, sommes interpellés à double titre. En effet, notre raison d’être n’est – elle pas justement aussi d’assurer un environnement sain, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des édifices de toute nature ?
Un article récent, paru dans divers magazines canadiens, rédigé par TERRA - CHOICE, fait état des six (6) péchés du Lavage vert observés à l’analyse de plus d’un milliers d’articles de consommation courante dans les secteurs commerciaux et domestiques : absence de preuves objectives – imprécision volontaire – non pertinence – compromis cachés – affabulation – le moindre de deux maux (www.terrachoice.com; www.ecologo.com. ). Cet article signale des prétentions vertes trompeuses dans 99% des cas examinés. Comment alors concilier la nécessité d’un pacte responsable alors que des comportements corporatifs non éthiques sont devenus de notoriété publique ?
Nous avons tous et chacun d’entre nous un devoir de solidarité intergénérationnelle. Il nous faut laisser aux générations futures un patrimoine naturel préservé et les capacités d’atteindre au moins un développement équivalent. Pour y arriver, il nous faut réduire notre empreinte écologique. L’empreinte écologique, c’est la mesure de la surface biologiquement productive en terre et eau dont un individu a besoin pour produire les ressources qu’il consomme et absorber les déchets qu’il génère, en utilisant les technologies et les systèmes de gestion des ressources en usage. L’empreinte devrait être de 1.8 hectare /personne. Actuellement elle est de 2.2 hectares par personne en moyenne sur toute la Terre. Au  Canada, elle est de  6.4 hectares en moyenne !!! Dit autrement, cela prendrait 3.56 Terre pour subvenir aux besoins de tous les humains, s’il vivait à notre manière de vivre, de consommer, de gaspiller (M Wackernagel et W. Rees – Notre empreinte écologique).
Soyons éco -responsables, contribuons activement à rehausser le quotient écologique de notre entreprise de nettoyage, de notre entreprise de distribution ou de fabrication, de notre service de salubrité, de notre établissement, de notre domicile. Tous et chacun nous pouvons directement, individuellement et collectivement, réduire l’impact sur la santé des occupants et sur l’état de santé de l’environnement au sens large.
“Nous n’avons pas d’autre alternative que d’engager une profonde mutation économique, sociale et culturelle de nos sociétés qui s’appuie sur une mobilisation collective” (Al Gore- Urgence Planète Terre).
Pour la suite de cet article que j’espère initiateur d’au moins un (1) geste éco –responsable par lecteur, je suggère certains gestes concrets, adaptés à notre environnement immédiat, notre milieu de travail. Le slogan lancé par la Commission Bruntland : Penser globalement, agir localement y trouvera tout son sens.
Pour ce faire, j’ai reproduit dans le tableau qui suit les paramètres du Programme VISEZ VERT (www.boma.org).  Ce programme a été initié en Colombie Britannique en 2003 par l’Association des propriétaires et gestionnaires d’immeubles du Canada et mis en place au Québec depuis trois ans à l’instigation de BOMA QUÉBEC. Des maillages heureux ont d’ailleurs permis entre autres à l’AGPI (Association des Gestionnaires de parcs immobiliers en milieux institutionnels) de supporter et d’encourager ses membres à s’y inscrire et à s’engager sur une base volontaire à ce programme autogéré.  Pour les immeubles qui répondent aux normes suite à une évaluation exhaustive, ceux-ci reçoivent une certification.
Je propose au lecteur, qu’il soit impliqué ou non chez un entrepreneur en entretien d’immeuble, un fabricant distributeur de produits et d’équipements, un service d’hygiène et de salubrité interne ou oeuvrant en entretien des installations matérielles, de compléter la grille suivante en inscrivant ou en soulignant dans les cases appropriées une ou des initiatives qui lui apparaissent réalisables et nécessaires à mettre en place dans son milieu. À titre indicatif, j’ai inscrit certaines pistes d’actions dans quelques  - unes de ces cases. 

“Nous devons être nous – mêmes le changement que nous souhaitons pour le monde ”(Gandhi).
Force est de le reconnaître, plusieurs personnes, institutions et entreprises ont débuté ces dernières années une prise de conscience de l’état de notre planète et sur les changements d’attitudes et de comportements rendus nécessaires. Timidement trop souvent des gestes ponctuels sont posés. Papier recyclé, produits verts, déchets dangereux sont les voies facile, les voies d’entrée. Toutefois, objectivement, on n’y parviendra pas à temps si on laisse aller les choses. Les gens ont un immense potentiel inexploité pour relever le défi le plus grand qui se pose à notre sécurité collective : réduire à tout prix notre empreinte écologique. Il ne faut pas oublier que  le chemin se fait en marchant.
 Je crois sincèrement que le défi d’un environnement sain, relevé par des personnes et des entreprises responsables qui prennent l’initiative de gestes audacieux, courageux et éco –responsables, constitue un des moments cruciaux et déterminants de l’avenir et du développement durable de notre industrie. Un chantier d’envergure nous attend. Un pacte (définition : entente solennelle : Petit Larousse) se doit être convenu entre tous les maillons de la grappe industrielle de l’écosalubrité. Il y va de notre crédibilité individuelle et collective. J’invite les dirigeants des associations professionnelles oeuvrant en entretien des parcs immobiliers (AGPI, CSSA, association des chefs de services en salubrité, Association des entrepreneurs en entretien d’immeubles, BOMA QUEBEC, RECYC- QUÉBEC et autres de se concerter, de coordonner et d’unir au besoin leurs efforts à cette fin.
Pour ceux d’entrevous qui veulent pouvoir quantifier quelques – uns de leurs comportements, gestes et habitudes de vie ayant un impact sur leur empreinte écologique personnelle (auto, résidence, voyage) et/ ou celle de leur entreprise, et pouvoir être en mesure de compenser à sa juste valeur cette empreinte, nous vous invitions à consulter les sites suivants : www.planétair.ca; www.zeroco2.com; www.terrachoice.com;www.zerofootingprint.com; www.weconserve.com; www.greenseal.org; www.usgbc.org.



 
 
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