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Can Clean 2009 - Can Clean 2009 will be held April  29th & 30th, 2009 at The Direct Energy Centre at Exhibition Place.  More detailed information will be published on the CSSA web site at www.cssa.com by the end of December.
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Une chaîne n’est jamais plus forte que le plus faible de ses maillons
 
Une chaîne n’est jamais plus forte que le plus faible de ses maillons

        On se rappelle que l’article paru précédemment : Quand science et nettoyage font bon ménage, nous ramenait aux sources, aux fondements scientifiques mêmes d’une salubrité exercée de facon professionnelle.  On y trouvait des constats dans plus de huit sphères différentes.

           Au-delà de cette rigueur initiale démontrée par les scientifiques de diverses disciplines dans le développement de leurs produits (accessoires, équipements, produits de nettoyage, revêtements, technologies de nettoyage), notre expérience terrain témoigne encore aujourd’hui de nombreux détournements potentiels dans la chaîne de planification et d’exécution du travail. Détournements que l’on constate trop souvent encore aujourd’hui dans des environnements immobiliers très variés (éducation, santé, grandes collectivités, immeubles à bureaux) et de dimension très variable. Ces détournements produisent trop souvent des effets allant parfois à l’encontre même des fondements scientifiques sur lesquels sont appuyés des bonnes pratiques recommandés par les fabricants et des résultats attendus.
        À l’évidence, un code de bonnes pratiques est plus que jamais requis. Ce codex formel permettra ainsi de regrouper et d’évaluer les différents modes opérationnels spécifiques à chaque type d’établissements afin de normaliser les facons de faire. Pour s’assurer d’une exécution de bonne qualité, il nous faut, tous autant que nous sommes, nous attacher à clarifier et à renforcer chacun des maillons de cette chaîne de commandement et d’exécution.

        En toute logique, ce premier maillon débute avec la conception et la validation du profil de salubrité (devis technique). Celui-ci qui se doit tout d’abord de tenir en compte des réalités et des contraintes de notre (nos) immeuble(s): revêtements, achalandage, services dispensés, types d’usagers, vétusté des installations, les plaintes signalées, vocation des locaux, etc. Cette évaluation n’est jamais terminée et doit être répétée périodiquement en vue d’adapter notre profil de salubrité aux contraintes du moment présent. À ce stade crucial, déjà nous devons nous méfier de la méconnaissance, de l’insouciance où de l’ignorance même de certains d’entre nous quant à l’impact de certaines situations, soit sur le niveau global de salubrité, soit sur certains des maillons en aval. Exemple: la consommation d’aliments sur les lieux de travail, l’absence de protocoles ou l’utilisation de protocoles tronqués de nettoyage en milieu alimentaire par certains traiteurs, le contrôle antiparasitaire. Que dire aussi de la consultation des usagers et des occupants des locaux, consultation qui ne mérite souvent bien mal son nom et qui empêche de traiter de problématiques existentes mais que nous méconnaissons ou que nous sous estimons.

        Second maillon, le choix des méthodes de travail et de leurs procédures complètes d’exécution doit être fait avec grand soin. Souvent, l’identification et le respect des procédures nécessaires pour obtenir un résultat satisfaisant et durable est trop souvent esquivé ou biaisé (liste de matériel requis, séquences d’exécution)  en vue de l’application.  Des raccourcis approximatifs, pavés de bonnes intentions, mais qui empêchent souvent d’obtenir les résultats que chacune des méthodes retenues serait à même de livrer : rapidité d’exécution, durée des résultats, utilisation minimum de ressources, protection de la santé, rejets minimums dans l’environnement.

        L’adoption de mesures dites de protection environnementale et de développement durable devient trop souvent un virage trop rapidement négocié où tout et son contraire devient acceptable dès lors que des produits sont annoncés comme produits verts. Une approche segmentaire et précipitée nous empêche parfois de poser les bons gestes en n’ayant pas pris le temps d’adopter une vision large, intégrée, en vue à la fois de protéger la santé, de réduire les polluants dans l’air et l’eau de réduire la consommation, de réutiliser les contenants, de recycler les déchets.
        Que dire aussi de nos parcs d’équipements, rarement complets et encore moins en parfait état de marche.  Il est étonnant de constater que malgré la valeur importante en argent capitalisé dans ces équipements,  encore peu de parcs d’équipements de nettoyage sont dotés d’un programme d’entretien préventif minimum solide et surtout suivi de près.

        Heureusement les réductions drastiques survenues au cours des dix dernières années sont choses du passé, surtout réductions imposée d’en haut et manquant dans plusieurs cas de discernement en vue d’éviter de franchir un seuil critique ayant directement une incidence sur la santé publique. Les administrations sont plus ouvertes que jamais à réinvestir, de confier des budgets récurrents et suffisants, appuyés sur une estimation judicieuse des ressources requises en vue de respecter le profil de salubrité. Un budget toutefois épuré de certaines distorsions, telles que la surconsommation de certains items, la trop grande variété, des quantités excessives maintenues en inventaire, du matériel périmé, etc. Encore aujourd’hui, très souvent le budget total est suffisant mais mal équilibré.

        L’organisation du travail, trop souvent le parent pauvre de la gestion sanitaire,souffre aussi d’approximations, de manque de précision dans les durées, les moments appropriés pour exécuter tous les travaux établis,tant routiniers que périodiques,  les séquences ;a suivre en vue d’optimiser les résultats. Comme beaucoup le savez trop bien,  deux cancers rongent le service de salubrité de l’intérieur. Je réfère ici au non remplacement d’effectifs absents et à la difficulté de recruter, de former et de maintenir en poste de nouveaux salubristes Une estimation faite à partir des observations sur le terrain nous permet d’affirmer que dans le meilleur des cas, soit une présence au travail à 100 % toute l,année, 80% des travaux routiniers et 60% des travaux périodiques sont réellement réalisés, et ceci, que le nettoyage soit confié en régie interne ou octroyé à contrat !!!

        La mesure de l’indice de propreté et de la performance du service. Les gestionnaires ne vont pas loin, ne pèsent pas fort dans la balance car peu crédibles, tant pour les services clients, leurs employés et leurs patrons quand il n’existe pas une procédure crédible et régulière d’inspection. Car ainsi, on ne peut mesurer l’impact et l’efficacité du programme sanitaire. On parle bien sûr  ici d’inspections effectuées à partir d’une méthodologie crédible, basée sur des normes, effectuées à des fréquences appropriées, encadrées par un suivi rigoureux des mesures à prendre et l’évolution de leurs résultats. À titre d’établissements publics, les gestionnaires du service de salubrité (et des services techniques ou ressources matérielles ou équivalent) se doivent même d’être audités annuellement par une firme extérieure afin d’évaluer le degré de conformité et de cohérence à leur programme , la pertinence et l’efficacité de celui - ci.

        Toutes ces tâches ne se font pas seules. Encore faut elles qu’elles soient bien planifiées, encadrées, coordonnées et évaluées, que le personnel soit engagé, formé, évalué, assisté. Pour ce faire, le service de salubrité doit compter sur une équipe de chefs d’équipes, de superviseurs, de chefs de section, de contremaîtres, de régisseurs, de chefs de service aguerris et au fait et en maîtrise d’une foule de connaissances et de compétences (que nous verrons à l’article suivant). Ce n’est qu’avec un leadership pleinement assumé et reconnu,  basé sur la compétence technique et relationnelle, que chaque établissement a véritablement les chances de gagner la partie d’assurer en tout temps un environnement sain.

        Pour faire face aux nombreux et difficiles défis qui nous attendent au cours des toutes prochaines années, notre métier a plus que jamais besoin,  de la part de tous les intervenants concernés,  d’une plus grande détermination en vue de prendre et d’appliquer, avec méthode et discipline, des mesures cohérentes, diligentes, éclairées et  rigoureuses en vue de contribuer directement à assurer des environnements intérieurs sains et salubres. Aucun milieu n’est à l’abri de dérives. Tant pour les institutions publiques, les entreprises privées de nettoyage, les commerces, les grandes collectivités, les parcs immobiliers privés, l’hygiène du milieu, tout comme la protection et la conservation de notre environnement  n’est pas une option. C’est plus que jamais un besoin essentiel et vital à garantir aux humains que nous sommes en vue de nous maintenir vivants et en santé.
 
 
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