Les premiers mots de cet article vous informent du
décès soudain de Jim Darling le vendredi 7 juillet dernier. J’ai travaillé avec
Jim pendant plus de 25 ans et vous retrouverez dans la revue quelques
témoignages.
Vous avez sûrement entendu ou lu dernièrement (début
août) les nouvelles, qui confirmaient mes dires dans un article que j’avais
écrit il y a plus de 2 ans dans cette revue, et qui à travers les médias disait
que la ville de Montréal dévoilait les résultats d’études sur l’eau potable,
déterminant avec chiffres à l’appui, que l’eau contenait « full »
antibiotiques, œstrogènes, lithium et tous les autres « um » servant
à geler le cerveau. On se demandera ensuite pourquoi les filles ont leurs
menstruations plus jeunes maintenant et pourquoi les hommes « développent
de plus en plus leur côté féminin » (la première partie étant vraie mais
la deuxième est une farce…..quoique je ne suis pas certain). En tous cas, avec
tout ce qu’on respire, ce qu’on mange et ce que l’on boit aujourd’hui, la
transformation physique de l’homme vers un homme totalement chimique va bon
train. Rappelez-vous ces enfants nés de mères cocaïnomanes qui ont des
tremblements dès leur naissance et qui sont bourrés de tares très graves pour le
reste de leur vie. Donc, on s’imagine que si l’eau avec laquelle on lave les
légumes contient « tout ce qu’on ne sait pas », on est dû pour une
belle surprise dans moins de 50 ans. Comme les bandits qui raffinent leurs
méthodes, les fabricants de produits chimiques de base trouvent le moyen de
cacher la vérité et font du lobby à l’extrême pour éviter de devoir dévoiler la
vérité. Je vous soumets quelques chiffres tirés de différentes études qui, je
l’espère, sauront attirer votre attention.
Des chiffres actuels de l’ISSA
(
International Sanitary Supply Association)
•700000 = nombre de produits chimiques synthétiques produits et en vente
libre
•600 = nombre de produits testés
adéquatement
•7,1 milliards de livres de
produits chimiques industriels rejetés dans l’atmosphère par les compagnies
américaines majeures en 2000
•De 50 à 100 000 morts
prématurées en Amérique causées par la pollution de l’air
•Plus de 1,4 million d’Américains
référés aux centres anti-poison en 2001 suite à une exposition à des produits
domestiques – 824 000 étaient des enfants de moins de 6 ans.
•300 – nombre de produits
chimiques synthétiques retrouvés dans le corps humain – même parmi les
nouveaux-nés
•90 % des enfants et 80 %
des adultes américains ont des résidus de pesticides dans le corps
•1 Américain sur 5 souffre de
rhinite, la maladie chronique la plus répandue chez l’humain
•40 % = augmentation du taux
de cancer du cerveau infantile depuis 20 ans, largement attribuable aux
produits toxiques
•26 secondes – temps nécessaire
pour trouver des traces dans chacun des organes du corps suite à une exposition
aux produits chimiques tels les produits de nettoyage.
SOURCES: Cleaningpro.com, City of Boulder Office of Environmental Affairs, San
Francisco Chronicle, American Lung Association, European’s REACH, American
Cancer Society, Earthjustice, In Harm’s way 2000 study by The Clean Water Fund
and Physicians For Social Responsibility, Chec’s Healthhouse, Toronto Indoor
Air Conference, New York Times, checnet.org
Et
quelques mots sur un phénomène un peu moins connu –
Les biofilms – les
germicides ne détruisent pas les microorganismes parce qu’ils ne peuvent pas
les atteindre – (voir biofilms – Internet – lenntech.org) –
Expliqués avec des
mots tendres, les biofilms sont des masses gélatineuses d’eau qui abritent sous
leur calotte des micro-organismes qui savent croître, croyez-moi, et qui
contrairement à la population du Québec, n’est pas en déclin. On peut en voir
dans les ruisseaux et aux endroits où règne une humidité propice à leur
croissance. Par exemple, les systèmes de climatisation dans les grands édifices
ont souvent un taux d’humidité relative intéressant et propice. Les tours d’eau
ont aussi leurs biofilms. Comme dans un centre d’accueil ontarien, où récemment
une quinzaine de personnes sont décédées des suites de ce qu’on croit être la légionellose.
Ben oui, des micro-organismes pathogènes et souvent mortels. Souvent, les
germicides utilisés ne peuvent pas détruire les micro-organismes parce qu’ils
ne traversent pas les biofilms.
Depuis
plusieurs années, je vous suggère de nettoyer avant de désinfecter – 2 étapes –
on nettoie et ensuite si on doit désinfecter, on le fait, sinon on nettoie
seulement.
Une
DÉCOUVERTE IMPORTANTE –
Incroyable mais vrai !!!!! On vient de découvrir
depuis seulement quelques années qu’il était important de se laver souvent les
mains ……dans les écoles, hôpitaux et centres d’hébergement. En fait, partout où
on a des contacts entre personnes. La folie des savons mousse, des gels, des
alcools etc. etc. s’est emparée du Canada. S’il faut croire à cette mode, c’est
que beaucoup de ces personnes négligeaient de se laver.
S’il est quand même inconcevable de penser que c’est
chose possible, je peux vous affirmer me souvenir d’un animateur de radio à
Québec, il y a plusieurs années (10 à 15 ans), qui s’était posté à la sortie
des toilettes à l’Université Laval et qui voyait les étudiants (en majorité) ne
se lavant pas les mains suite à leur visite. Voici quelques exemples de réponses
qu’ils donnaient comme excuses pour ne pas s’être lavé les mains : « Je
n’en ai pas besoin, parce que je ne vais pas manger tout de suite » ;
« Je m’en vais à la maison (donc je n’ai pas besoin de les
laver) » ; « Je ne me suis pas pissé sur les mains », etc.
etc. INCROYABLE – je vous jure avoir entendu ce reportage moi-même à la radio.
Dans les écoles primaires et secondaires, dans les collèges,
cégeps et universités, quel pourcentage de la population étudiante et
enseignante, croyez-vous, se lave les mains après diverses activités telles qu’être
allé aux toilettes, avoir utilisé les labos, aux repas, lors de joutes
extérieures, etc. – suite à une poignée de mains, une accolade, etc.
Et on est surpris de savoir qu’il y a transfert de
germes, microbes etc. par les mains, par l’air ambiant quand quelqu’un tousse
etc. ????
Une
bonne habitude à prendre pour ceux qui en n’ont pas l’habitude !!
Lavez-vous !!!!
Les manipulateurs d’aliments
– Y a-t-il quelque chose
de plus répugnant, voire dégueulasse, dans un quick lunch ou ailleurs, que
quelqu’un qui manipule l’argent et qui ensuite se retourne, prend votre
boulette hamburger avec ses mains, taponne votre pain pour le « toaster »
et ensuite y mettre les condiments ? Et bien que beaucoup de restos, comme
les Harvey’s, aient à portée de mains des savonniers et du papier pour que tous
les clients les remarquent, bien peu de ces employés prennent la peine de se
laver les mains. Il arrive aussi que les manipulateurs se grattent la tête et « l’ailleurs »
sans avoir la décence de se laver. Personnellement, quand la préposée à la
crème glacée molle me demande ce que je désire, je réponds de façon polie et
souvent humoristique mais décidée: « si vous vous lavez les mains…je vais
prendre… »
Les microbes, les bactéries, les virus sont tellement
présents et, bien qu’ils ne soient pas tous mortels, puisqu’on en a besoin pour
bâtir nos systèmes immunitaires. N’empêche, on devrait éviter de donner la main
à quelqu’un qui vient de s’éternuer dans les siennes.
Les savons antibactériens :
une étude du FDA vient
confirmer ce qu’on savait déjà en affirmant que les savons antibactériens pour
les mains ne sont pas plus efficaces que les savons ordinaires avec de l’eau.
Encore une fois, pour se donner bonne conscience, beaucoup utilisent un savon à
mains, dit antibactérien. On doit alors savoir qu’ils ne sont pas plus
efficaces ; d’ailleurs, la FDA aux États-Unis a demandé aux fabricants de
faire la preuve de leur efficacité, ce qui ne sera pas simple à faire.
Les savons antibactériens contiennent des agents
synthétiques qui sont aussi très dommageables pour l’environnement, puisqu’ils
ne sont pas détectés par les systèmes de filtration des municipalités, pas plus
que les œstrogènes provenant des pilules anticonceptionnelles et les antibiotiques.
Alors…. donc, les citadins boivent tout ça ???
Les surfactants synthétiques se retrouvent directement
dans le fleuve ou dans les rivières avoisinantes.
Un groupe d’experts a conseillé à la FDA d’étudier le rapport
bénéfices-risques de ces produits. Les fabricants se rabattent sur le libre
choix des consommateurs quant au choix des savons utilisés. Bientôt cependant,
les fabricants devront prouver que leurs produits sont inoffensifs pour les
mettre sur le marché.
Dans une étude à effectuée
à Londres, on vient de découvrir par les analyses d’eau que la Tamise est devenue
« cocainée » par l’urine des adeptes de cette drogue. On dit qu’il se
« sniffe » quelques 150 000 lignes de cocaïne par jour, mais que
ce nombre est environ 15 fois inférieur au nombre réel. On parlerait donc de
225 à 250 000 lignes par jour. Imaginez!
Dans un précédent
bulletin je vous signalais la présence tout aussi incroyable de lithium dans
l’eau londonienne. On « boost » les Londoniens et ensuite on les
ralentit, d’où leur flegme, faut croire.
Lors de rencontres clients, acheteurs et
vendeurs, voici des points importants qui devraient être discutés et auxquels
les fabricants devraient répondre :
Les certifications : bien que plusieurs produits se disent
verts, il y a lieu de connaître leurs effets sur la qualité de l’air, ainsi que
leurs effets sur les personnes hypersensibles aux produits et à leur
environnement. Les produits contenant des détergents (synthétiques) et qui se
disent verts parce qu’ils se biodégradent forcent un peu la vérité puisque les
détergents sont encore toxiques pour la faune aquatique. Rappelez-vous les 2
mots importants en biodégradabilité : aérobie (au contact de l’air) et anaérobie
(sans contact avec l’air). Il est très difficile et très dispendieux de prouver
la biodégradabilité en anaérobie, et peu de fabricants s’en donnent la peine.
Ça viendra….de force.
Les certifications « maison », propres à
certains fabricants, ne font pas très officielles. Les certifications
officielles reconnues dans notre domaine se nomment Environmental
Choice/Choix Environnemental (ou ÉcoLogo) (au Canada), Envirodesic, Green Seal.
Cette dernière (Green Seal) est vraiment le minimum de
la certification américaine parce que, si les normes étaient relevées, il en
coûterait trop cher aux fabricants pour se conformer et, tant que les
gouvernements n’exigeront pas plus, les fabricants n’iront pas plus loin.
Pourquoi dépenser des sous si on est pas obligé ? Les lobbys américains et
mondiaux sont tout à fait contre des normes et des exigences plus sévères,
puisque cela pourrait affecter les marges de profits. Holà, les dollars sont
quand même la chose la plus importante dans la vie, non ????? Et pourtant, même
les riches meurent.
Envirodesic – certification qui vise la qualité de l’air, les
COV, et les personnes hypersensibles à leur environnement. Pas très facile à
obtenir et pourtant si important. Y a-t-il plus important que de bien respirer
?
Choix Environnemental (ÉcoLog) – vise l’environnement et les perturbations
endocriniennes – (poissons à 2 têtes et autres) – système de reproduction etc.
etc.
Allez voir leurs
sites
Les COV –
Très importants les COV – les composés organiques volatils – le meilleur exemple
et les plus faciles à détecter. Vaporisez un détergent contenant du butyle
cellosolve – vous étouffez et vous toussez ? Ce sont les COV ! Nous sommes
tous allergiques aux COV à différents degrés – pour ceux que ça ne dérangent
pas, alors…il est peut-être trop tard. Les parfums de la madame vous dérangent
pendant que vous mangez votre pizza ? La madame (parfum) dégage des COV.
Les parfums ne sont aussi bons qu’une pomme pour la santé. Dites-vous bien que
tous les nettoyants à base d’ingrédients synthétiques produisent des COV – MAIS ….. il existe maintenant des nettoyants sans
détergent n’ayant aucun COV – informez-vous auprès de votre fournisseur et
demandez-lui le pourcentage de COV de son produit. S’il vous dit que cela n’est
pas important, changez de fournisseur !!!!!!
La liste complète des ingrédients –
Dans l’industrie
alimentaire on a réussi à exiger de voir la liste des ingrédients et on s’en
sert pour déterminer si on veut de tels ingrédients dans notre système.
Pourquoi ne fait-on pas la même chose avec les produits chimiques ? ATTENTION : il n’y a aucune obligation pour le
fabricant d’indiquer un ingrédient même dangereux, s’il représente moins de 1%
du produit total, sauf si ce produit est jugé cancérogène. Donc,
potentiellement un produit pourrait contenir 3, 4, 5, ingrédients dangereux
représentant 0.999% chacun sans avoir à être dévoilé. Ça vous rassure ????
Si vos
fournisseurs ne veulent pas dévoiler la liste des ingrédients contenus dans
leurs produits, cela cacherait-il quelque chose ????
Vous vous souvenez
de www.scorecard.org/chemical-profiles/- allez vous amuser….en vérifiant les
produits dangereux dans la section 2 de vos fiches signalétiques -
La Toxicité aquatique – au début on parlait de l’eau, alors on peut parler de
toxicité aquatique – ça c’est la faune aquatique…les poissons, les grenouilles,
etc. Juste un chiffre en passant et ensuite vous utiliserez votre imagination
pour prendre conscience des dommages qu’on cause à l’environnement – 1
réservoir d’auto récureur qui contient 20 gallons d’eau et un
détergent dilué à 2 oz/gallon, exige 9 000 000 de gallons d’eau pour
le rendre juste au point de « non toxique » pour la faune aquatique.
Combien de réservoirs d’auto récureur déverse-t-on dans les égouts
quotidiennement croyez-vous, juste à Montréal ? Et au Canada ?Par jour, par année ? Inimaginable
n’est-ce pas ?
Biodégradabilité :
Juste un mot pour
vous dire à quel point ce mot est galvaudé et utilisé pour amadouer les
clients. Mais oui, tout est biodégradable, une automobile va mettre 6 500
ans, un sac de plastique 25 ans. Faut quand même arrêter de charrier. Les
produits, voilà ce qui nous concerne !!! Tous les vendeurs disent avoir des
produits qui se biodégradent. Vous, comme client devez poser les questions
suivantes –
Aérobie ou
anaérobie ? C’est-à-dire au contact de l’air ou non ?
Dans combien de
jours et à quel pourcentage ?
La
biodégradabilité est-elle indiquée sur la fiche signalétique ?
Faites des
recherches et vous apprendrez des choses fantastiques sur la biodégradabilité,
mais sachez qu’une des raisons pour lesquelles les bélugas meurent est qu’ils
mangent plein de produits qui ne sont pas biodégradés et qui ont formé, avec
d’autres rejets, des métabolismes récalcitrants. Gardez toujours un doute quand
on vous parle de biodégradabilité.
Si certaines
informations dans cet article vous réveillent, tant mieux, si certaines vous
motivent, tant mieux, si certaines vous font peur, tant mieux aussi, puisque le
but est de vous rendre conscients. Et enfin si certaines informations font que
vous devrez faire vos devoirs et trouver des réponses, alors le but sera
atteint. Votre santé n’en sera que meilleure.