JOHNSONDIVERSEY
INC. ANNONCE DES PLANS DE DÉVELOPPEMENT DE PRODUITS VISANT À ÉLIMINER LES
« POAP »
JohnsonDiversey
Inc. a annoncé son intention de cesser la préparation et la fabrication de
produits contenant des polyéthoxylates alkylphénoliques (POAP) après le 31
décembre 2006. Selon un porte-parole de l’entreprise, cette décision vient
consolider la place de chef de fils de JohnsonDiversey en matière de protection
de l’environnement au sein de l’industrie des produits d’entretien et d’hygiène
qui vise les marchés industriels et institutionnels, en plus de correspondre à
l’héritage d'engagement et de durabilité de l’entreprise.
Cette
annonce est survenue au moment du lancement de l’Initiative de gestion de l’EPA
en faveur de détergents plus sûrs (SDSI). Selon le directeur du programme
visant la conception pour l’environnement, Design
for the Environment (DfE), M. Clive Davies, qui est à l’origine de
l’initiative, la SDSI a été pensée pour protéger la vie aquatique. Cette
initiative reconnaîtra les entreprises, installations ou autres intervenants
qui cesseront graduellement sur une base volontaire ou qui s’engageront à
cesser graduellement la fabrication ou l’utilisation des agents de surface aux éthoxylates de nonylphénol (un sous-produit des POAP), plus communément
appelés NPE. Les polyéthoxylates alkylphénoliques et leurs produits dérivés,
comme le nonylphénol, peuvent avoir un effet nocif sur la vie aquatique.
JohnsonDiversey
a joué un rôle déterminant dans l’élaboration et la conception de la SDSI après
de la DfE et par le biais de son leadership auprès de la National Pollution
Prevention and Toxics Advisory Council (NPPTAC).
JohnsonDiversey
s'enorgueillit de sa longue tradition de gestion de
l’environnement et de son engagement envers la durabilité, » d’affirmer le
président de JohnsonDiversey, S. Curtis Johnson. L’élimination des POAP
de nos préparations chimiques constitue une autre étape importante qu’a décidé
de franchir la famille Johnson pour la santé et la qualité de l’environnement.
En fait, mon père, Sam Johnson, qui fut, au cours des années 1970, le premier à
bannir, sur une base volontaire, les produits chimiques destructeurs d’ozone de
tous nos produits aérosols.
Il y a
plusieurs années, JohnsonDiversey a entrepris d’éliminer graduellement les POAP
de ses produits. Elle compte maintenant les avoir éliminé de tous ses produits
d’ici la fin de l’année. Actuellement, l’entreprise utilise une quantité
limitée de POAP dans ses produits détergents, savons à vaisselle et nettoyants
pour surfaces dures, ainsi que dans ses produits d’entretien des planchers.
Les POAP
sont présents depuis plus de 50 ans dans les produits de nettoyage et d’hygiène
personnelle et, à des fins industrielles, dans les pesticides d’origine
agricole afin d’accroître l’efficacité, de même que dans les produits de
finitions des métaux et de traitement du papier et de la laine. De plus en plus
associés aux effets nocifs pour l’environnement, les POAP présentent un danger
de toxicité pour les êtres humains.
« Nous
nous sommes donnés comme mission de devenir les meilleurs partenaires pour nos
clients en leur offrant des installations sûres, saines et efficaces, affirme
le président-directeur général de l’entreprise, M. Ed Lonergan. « Nous
sommes fébriles à l’idée de présenter à nos clients de nouvelles formules qui
répondront à leurs besoin en matière d’hygiène et de propreté de leurs
installations et ce, tout en réduisant leur impact sur la santé des humains et
sur l’environnement. »
De
nombreuses entreprises européennes ont banni les POAP de leurs produits sur une
base volontaire et la Communauté européenne, dans un même ordre d’idée, a aussi
restreint leur utilisation. La Suisse est le seul pays qui, au début des années
90, a décidé de bannir totalement les agents de surfaces aux POAP.
À mesure
que les POAP se décomposent dans l’environnement, leurs composants dérivés,
comme les éthoxylates de
nonylphénol (NPE), se
sont avérés toxiques pour les espèces aquatiques et un perturbateur endocrinien
potentiel. Les études ont démontré que ces produits chimiques s’accumulent dans
les organismes humains et animaux et peuvent avoir des effets nocifs. Par
exemple, il a été démontré que les NPE produisent un niveau très élevé
d’hormones femelles chez le mâle de la truite. Bien que le traitement approprié
des eaux usés puisse permettre d’éliminer les POAP, avant qu’il ne se
retrouvent dans le milieu aquatique, l’EPA détient la preuve que les niveau de
POAP puisse tout de même augmenter dans les rivières et autres cours d’eaux des
Etats-Unis.
« L’aile américaine de l’EPA n’a pas encore banni
les POAP » confirme le directeur de la responsabilité des produits à
l’échelle mondiale, le Dr.
Robert Israel. « Notre entreprise a toutefois fait preuve de
leadership en établissant ses propres normes, normes qui sont plus sévères que
celles qui sévissent actuellement partout dans le monde. Nous supportons
entièrement la SDSI de l’EPA afin de faire des milieux aquatiques des
environnements sûrs pour les humains et pour toutes les espèces
animales. »