Newsflash

Can Clean 2009 - Can Clean 2009 will be held April  29th & 30th, 2009 at The Direct Energy Centre at Exhibition Place.  More detailed information will be published on the CSSA web site at www.cssa.com by the end of December.
CSSA Go Paperless Campaign - For more information go to www.cssa.com 
CSSA – ISSA - Announce New Joint-Membership Program effective October 15, 2008
Résumé de l’article
 

 

Résumé de l’article

Le corpus de connaissances et de savoir – faire en salubrité a puisé et puise encore dans plusieurs disciplines scientifiques. Des résultats probants, mesurés par  des études scientifiques, viennent démontrer de plus en plus fréquemment l’impact très positif d’un entretien sanitaire fonctionnel et  appliqué selon les règles de l’art. L’étude BERRY, dont un des tableaux de résultats est rapporté à la fin de l’article en fait une démonstration probante à cet effet en milieu scolaire.

Des contributions pluridisciplinaires

Il  y a beaucoup plus de science que l’on pense en entretien sanitaire ! L’hygiène du milieu étant l’ensemble des pratiques en vue de protéger la santé, il en découle que le code des bonnes pratiques  et des règles de l’art doit absolument être connu des gestionnaires, appliqué par ceux-ci sur une base courante et évalué afin d’en assurer la conformité. On oublie parfois que les règles de l’art de notre métier trouvent leurs justifications et leur raison d’être à partir de  fondements scientifiques irréfutables. Sans prétendre être exhaustif, voici tout de même un bref rappel de ces sciences appliquées et de quelques-unes de leurs contributions.

1. Installations matérielles 

On retrouve ici, bien sûr, le génie des matériaux, le génie civil, l’architecture, l’informatique. Il est de plus en plus reconnu que le choix des matériaux,  leur agencement dans l’espace et l’entretien sanitaire que ces matériaux  reçoivent ont une influence directe sur la durée de vie de l’immeuble, leur coût suivant les cycles de vie utile de l’immeuble, sa capacité à faciliter la qualité et la performance des services rendus, à permettre une qualité de vie pour les occupants et procurer un sentiment de sécurité pour les usagers. Les revêtements architecturaux ont chacun leurs caractéristiques, leurs conditions de pose et d’entretien routinier et périodique en vue de bien les poser, les protéger, les maintenir propres et salubres, tout cela afin d’en prolonger leur cycle de vie utile.

            2. Produits et appareils de nettoyage

La chimie et, de plus en plus, la biotechnologie  apportent une base de connaissances indispensables (propriétés tensioactives, ingrédients actifs, pouvoir mouillant, types de polymères, enzymes, etc.)  afin de nettoyer, d’assainir, de désinfecter, de protéger les revêtements de sol et de disposer de façon efficace et sécuritaire au plan environnemental des résidus générés par leur usage. Avec le temps, certains principes de  détergence, certains biocides, certaines solutions utilisées à des taux de dilution très précis, selon des temps de contact appropriés, ont su démontrer leur supériorité. Le génie industriel contribue aussi, avec le design, au développement d’équipements de nettoyage efficaces au plan énergétique, performants, faciles d’utilisation, polyvalents, sécuritaires et faciles d’entretien (si l’on respecte bien les protocoles d’entretien préventif).

La microbiologie en particulier et les sciences de la santé en général, ont eu et auront encore plus dans le futur un rôle déterminant en vue d’établir et de contrôler les conditions favorisant l’hygiène publique et occupationnelle. Types de contaminants, identification  des micro-organismes, sources d’infections, biofilms, maladies infectieuses, protocoles de désinfection, contaminations croisées,  techniques de désinfection, précautions universelles, familles de désinfectants, usages et restrictions figurent parmi les savoirs et savoir-faire  déterminants provenant de ces sciences.

3. Méthodes de travail et leur organisation

Appuyées par ces données scientifiques, des modes d’emploi précis et des protocoles rigoureux ont été mis au point par des scientifiques dans leurs laboratoires, des ingénieurs industriels, des experts-conseils et des praticiens sur le terrain. Ces méthodes de faire optimisent les résultats attendus en tenant compte des technologies disponibles et des fréquences de nettoyage à respecter. Plusieurs dizaines de fiches méthodes, élaborées par nos soins, sont venues à la rescousse des gestionnaires au cours des dernières années en vue d’assurer des résultats efficaces et durables. Le temps d’exécution représentant le coût principal, le génie industriel vient apporter une contribution déterminante telles que l’organisation scientifique du travail, l’agencement des tâches routinières et périodiques suivant les fréquences à appliquer, l’estimation judicieuse des temps d’exécution ainsi que  l’aménagement de circuits de travail fonctionnels et souples. C’est aussi grâce à ces disciplines qu’ont pu être adaptées et mis en vigueur des procédés d’inspections en propreté crédibles et documentés  établis à partir de normes à suivre, tant au plan du procédurier que des critères à évaluer.

4. Supervision

Cette dimension est l’une de celle qui nous semble la plus sous évaluée et qui, pourtant, est la plus apte à faire la différence. Les sciences de la gestion et du comportement peuvent encore apporter des solutions qui ont fait leurs preuves. Leadership situationnel, valorisation des employés, mobilisation des équipes de travail, mesure de la performance,  communication organisationnelle, gestion participative, gestion multiservice, supervision en milieux culturels  en sont certaines des applications transférables.

5. Gestion humaine du personnel

L’apport de psychologues industriels, de spécialistes en développement organisationnel  et en relations de travail  peut sûrement continuer à  dynamiser et à revaloriser ce corps d’emploi par la voie de l’estime de soi, la reconnaissance par les autres, le développement des services de salubrité, la mise en place de l’approche socio technique, l’enrichissement de certains postes de travail, l’amélioration de clauses de contrats de travail. L’hygiène du travail a, quant à elle, plus particulièrement avec l’application de la loi S.I.M.D.U.T et le support de préventionnistes, grandement amélioré la santé et la sécurité au travail des employés. C’est également par la révision de l’ergonomie de plusieurs postures, l’utilisation appropriée d’accessoires de protection, la manipulation sécuritaire des produits et des appareils qu’on a ainsi grandement favorisé  la réduction des accidents au travail dans ce milieu.

 

6. Gestion environnementale

Pendant extérieur au nettoyage et à la salubrité à l’intérieur des immeubles, la gestion environnementale connaît un essor évident depuis une dizaine d’années. Science hybride faisant elle aussi appel à différentes sciences (écologie, génie, géographie, chimie, technologies de l’environnement, droit, santé publique, biologie, etc.). Plusieurs problématiques sont complémentaires : gestion des déchets (dangereux ou non),  recyclage, récupération, efficacité énergétique, produits biodégradables non néfastes pour l’environnement, etc.). Une synergie et une complémentarité sont en train de se réaliser en vue d’une gestion diligente et responsable. Tout programme en gestion environnementale peut désormais compter  sur un éventail de certains produits de nettoyage qui sont accrédités par des systèmes de certification crédibles.

            7. Gestion financière

Les principes comptables, les principes de saine gestion généralement reconnus (P.S.G.R.C.), le droit commercial (contrats de sous-traitance) et divers outils d’évaluation financière sont mis à contribution afin d’évaluer avec exactitude les ressources requises et d’accorder  au service de salubrité et ce, de façon durable, les ressources suffisantes pour permettre de réaliser leur mission et de respecter les bonnes pratiques et les règles de l’art basées sur des connaissances, des savoirs et des savoir-faire reconnus scientifiquement.

Les faits le prouvent : des écoles propres  contribuent à améliorer les résultats scolaires !

Une étude scientifique (Michael A. Berry,  PhD : Healthy School Environnement and Enhanced Educational Performance. The case of Charles Young Elementary School, Washington, DC, Carpet and Rug Institute, January 2002) démontre de façon convaincante l’amélioration des résultats scolaires dans une  école où un programme d’entretien sanitaire fonctionnel a été appliqué :

 

AVANT

APRÈS

Présence en classe des étudiants

89 %

93 %

Attitude des étudiants

Appréhension

Heureux, énergiques et optimistes

Attitude des enseignants

De frustrée à apathique

Très positive, proactive et optimiste

Taux de rétention des enseignants

De normal à faible et départs

Très élevé et peu de départs

Plaintes sur l’état de santé des étudiants

Fréquentes

De très peu fréquentes à normales,

grandes  réductions

Résultats en mathématiques sous la note de passage

49 %

24 %

Résultats en mathématiques au dessus de la note de passage

51 %

76 %

Résultats en lecture sous la note de passage

41 %

25 %

Résultats en lecture au dessus de la note de passage

59 %

75 %

Le docteur Berry conclut en affirmant qu’il existe un lien direct entre un environnement scolaire propre et salubre, les attitudes et les comportements des élèves, des parents et des enseignants. Il a été ainsi démontré à cette école que le nettoyage est crucial et contribue directement au rendement scolaire des élèves.

 

Conclusion

Il existe une science du nettoyage qui demande à être davantage connue, mise en pratique par les gestionnaires et les employés, respectée et supportée par les directions concernées. Pour se faire, il est devenu incontournable que les superviseurs de premier et de second niveau actuels et ceux de la relève émergente, ainsi que les directeurs maîtrisent parfaitement cette science appliquée à l’hygiène du milieu.

Pourquoi les superviseurs et les directeurs  me direz-vous ? Parce que ceux-ci, plus que les employés, ont une influence directe et prépondérante sur le respect, l’indifférence ou la négligence envers les bonnes pratiques établies sur des bases scientifiques par les fabricants de revêtements et les fournisseurs de produits et d’équipements.

Question : Quelles seront, selon vous,  les prochaines connaissances scientifiques qui viendront influencer les modalités de prestations de l’entretien sanitaire ?

Faites-moi part de vos réponses soit par téléphone au (514) 916-6480 ou par courriel à

 
powered_by.png, 1 kB
(C) 2008 Perks Publications Inc.