Newsflash

Can Clean 2009 - Can Clean 2009 will be held April  29th & 30th, 2009 at The Direct Energy Centre at Exhibition Place.  More detailed information will be published on the CSSA web site at www.cssa.com by the end of December.
CSSA Go Paperless Campaign - For more information go to www.cssa.com 
CSSA – ISSA - Announce New Joint-Membership Program effective October 15, 2008
La grippe aviaire chez les humains ne perspective sanitaire
 
 
La grippe aviaire chez les humains ne perspective sanitaire
Par NICOLE KENNY, directrice des services techniques et professionnels, Virox Technologies Inc.

Plusieurs personnes, avant tout les médias internationaux, observent ce qui, jusqu'à présent, ne constituait au départ qu'une infection virale propre aux oiseaux. D’aucun aujourd’hui prédisent un scénario de fin du monde dont la portée est suffisante pour exterminer près de la moitié de l’humanité. Dans la pire des hypothèses, nos hôpitaux afficheront rapidement un achalandage qui va bien au-delà de leur capacité en rapide décroissance, les postes de travail seront abandonnés forçant les commerces à un ralentissement, tous les rassemblements publiques seront dispersés pour des raisons d’ordre publique, les systèmes de transport en commun cesseront leurs activités, la confection de masques faciaux deviendra de la haute couture et, en remplacement des dignes poignées de mains, on se saluera du coude. La bonne nouvelle dans tout cela, c’est que les chances que ce scénario se produise sont aussi bonnes que celles de voir les Cubs de Chicago remporter les séries mondiales. La moins bonne nouvelle, c’est que nous devons nous mettre à la tâche afin de préparer un plan, juste au cas où…

L’ABC de la grippe

La grippe est causée par un virus (bien que la pneumonie bactérienne constitue une résultante classique de cette infection virale et de nombreux décès). Contrairement aux bactéries qui sont des cellules complètes qui peuvent se reproduire d’elles-mêmes, les virus doivent infecter une cellule hôte et se reproduire à partir des ressources de cette cellule. Les virus sont les seuls organismes qui n’aient qu’un seul type de matériel génétique et qui sont, par conséquent, divisés en virus à ARN (acide ribonucléique) ou en virus à ADN (acide désoxyribonucléique). La grippe est un virus à ARN et elle est divisée en trois type de catégories : A, B et C. Le virus de type C est rarement la cause de maladie de sorte que nous l’ignorerons pour les besoins de cet article. Les virus grippaux de type B sont communs, mais seulement parmi les humains. Ils ne nous rendent généralement pas aussi malades que les virus grippaux de type A. Le virus de la grippe A est un monstre dans la penderie.
On retrouve les virus grippaux de type A chez une grande variété d’animaux terrestres, de créatures ailées et de monstres marins – canards, poulets, oiseaux sauvages, porcs, chevaux, baleines et plusieurs autres animaux, y compris cet animal qu’est l’humain. Encore une fois, on doit diviser ces virus en trois groupes selon la disposition de deux protéines sur la surface du virus – l’hémagglutinine (H) et la neuraminidase (N). Il existe 16 différents sous-types d’hémagglutinines et neuf différents sous-types de neuraminidases (pour une combinaison possible de 144), toutes ayant été diagnostiquées dans les virus grippaux de type A chez les oiseaux. La souche actuelle de la grippe, qui cause autant de soucis, le H5N1, est très fatale pour les oiseaux, en plus d’avoir provoqué quelques décès ici et là chez les humains.

Génétique… Que pouvons-nous faire ?


    Il existe une anecdote bien connue autour d’une discussion entre Marilyn Munroe et Albert Einstein. Marilyn Munroe : Imaginez que nous ayons des enfants ensemble… ils auraient mon apparence et votre cerveau. Ils seraient beaux et brillants. Albert Einstein de répliquer : Eh oui ! Par contre, ils pourraient bien avoir mon apparence et votre cerveau. Qu'en serait-il alors ? Avec la génétique, on ne peut jurer de rien. Il en est de même des virus. Dévastateur chez les oiseaux, le virus de la grippe doit traverser une puissante barrière (la barrière des espèces) avant d’affecter l’être humain. Toutefois, si l’on confondait ce virus avec d’autres souches virales de la grippe, ou si le virus devait infecter les porcs (un raccourci vers infectiosité des humains), il pourrait tout aussi bien s’avérer un danger pour l’humain. Il pourrait se produire… il existe une possibilité… mais certainement pas rapidement… peut-être même jamais.

Pourrait-il se produire que...?

Presque invariablement, lorsque les commentateurs se prononcent sur les risques potentiels d'une pandémie de grippe, ils font référence à la « grippe espagnole » qui a fait plus de 50 millions de victimes dans le monde en 1918, époque où la population mondiale n'était qu'une fraction de ce qu'elle est aujourd'hui. Plus de personnes moururent en une seule année de cette épidémie que dans les cinq années que dura la peste bubonique. La grippe espagnole (qui a peu à voir avec l’Espagne) a tué seulement deux à trois pour cent des personnes infectées. Si l’on compare ces chiffres avec le taux de mortalité de 70 % des personnes victimes du H5N1 de la grippe aviaire. Ce n’est pas très rassurant, n’est-ce pas ?
En fait, théorie bactériologique n’était pas entièrement acceptée en 1918, et les médecins ne savaient rien sur le virus et sur la façon de l’éradiquer. Les médicaments antiviraux, les vaccins, l’Organisation mondiale de la santé (OSM), les CDC (Centers for Disease Control and Prevention des Etats-Unis) ou l’Agence de santé publique du Canada n’existaient certainement pas à cette époque. Il n’y avait pas d’épidémiologistes fanatiques qui parcouraient les pays à la recherche de foyers de maladies infectieuses ni d’agents de santé publique prêts à tuer des millions d’oiseaux en peu de temps. Cette pandémie de grippe a coïncidé avec une autre pandémie très dévastatrice – la guerre. Les soldats entassés dans des casernes et des navires et rassemblés dans les tranchés froides et humides de la Première Guerre mondiale constituaient une voie de transmission idéale pour le virus – plus de gens ont été tués par la grippe durant la Première Guerre mondiale que par des balles, des bombes et des baïonnettes. Aujourd'hui, on prend méticuleusement soin de nos soldats et les guerres sont devenues beaucoup plus sanitaires (même désinfectées ?). Les soins de santé modernes, les restrictions relatives aux déplacements des voyageurs, la surveillance sanitaire et les précautions destinées à prévenir la transmission des infections rendent les dangers de pandémie mondiale BEAUCOUP plus difficiles à déjouer pour un virus de la grippe.

Mais il arrive que…

En réalité, la grippe demeure toujours présente ! Tous les ans, des dizaines de milliers de Nord Américains attrapent la grippe. Des milliers de gens infectés par le virus de la grippe mourront directement (infection sévère par le virus) ou indirectement (maladies sous-jacentes) des suites de la grippe. En nous concentrant ou en mettant toutes nos énergies sur une pandémie de grippe chez les oiseaux, nous risquons de perdre de vue la menace qui se trouve dans nos hôpitaux, nos maisons de soins de santé, nos établissements scolaires et nos milieux de travail.
La meilleure façon de prévenir une pandémie de grippe chez les oiseaux est de l’éradiquer avant même qu’elle ne se répande – tuer les oiseaux infectés et cesser toute pratique dangereuse.
Pratiques dangereuse : Au Vietnam, les combats de coqs constituent un des sports favoris des villageois. Pour revigorer un coq amorti, son propriétaire le tient par le bec… avec sa bouche. Il semblerait que l’acidité de la salive les dérange beaucoup. Peut-être est-ce un exemple qui vient appuyer le fait que le Vietnam est aux prises avec le plus haut taux de grippe aviaire chez les humains. La vaccination est une autre stratégie de prévention à favoriser, mais malgré des milliards de dollars investis dans les vaccins, nous en sommes encore à des années-lumière d'une réussite significative dans ce domaine. Heureusement, un vaccin annuel est présentement offert contre nos souches connues de la grippe afin d’aider à protéger les gens qui sont plus à risque. C’est par la planification, le matériel de protection personnelle et les pratiques de lutte contre les infections que commence la lutte dans nos lieux de travail et nos communautés.

Prévention de la grippe en milieu de travail et dans les endroits publics

« La planification prévient les paniques et engendre des profits » – Allen Soden (président de Deb SBS-USA) mentionne souvent que les « 5 P » sont toujours justifiés, plus particulièrement lors de la saison propice à la grippe ou durant une pandémie de grippe. Les employés des entreprises qui ont planifié à l’avance peuvent se trouver à œuvrer dans un milieu en santé, tandis que ceux d’autres entreprises languissent autour de la maladie. Toute politique pourrait (devrait) stipuler qu'un employé malade doit être retourné chez lui afin de permettre à l’employé de travailler dans un milieu plus isolé, comme à domicile. Tous les locaux fermés doivent être bien ventilés, préférablement avec de l’air frais. La dilution des sécrétions respiratoires à l’air libre et frais est absolument essentielle (j’ai remarqué qu’il n’y a aucune fenêtre qui s’ouvre dans mon bureau).

Et l’hygiène des mains encore, qu’en est-il ?

Une mesure simple et des plus importantes qui consiste à se laver souvent les mains constitue toujours un moyen efficace de réduire les risques de transmission des organismes infectieux de personne à personne. Bien qu’ils soient exclusivement transmis par gouttelettes expulsées par des gens infectés lorsqu’ils toussent, éternuent ou dont la respiration est sifflante, nous savons maintenant que le virus de la grippe peut aussi être transmis par les contacts de main à main, main à visage, ou de la surface d’une main à un visage. Nos mains entrent en contact avec des surfaces contaminées et d’autres mains qui ne sont pas toujours propres, pour ensuite entrer en contact, directement ou indirectement, et de diverses façons, avec des membranes muqueuses vulnérables de la bouche, du nez ou des yeux et ce, plusieurs fois par jour. Lorsque qu’une personne mange, fume, se maquille, se frotte les yeux, se mouche (ou se pince le nez), et lorsqu’elle se croise les bras et porte la main à la bouche pour paraître pour avoir l’air de réfléchir ou pour se donner un air intelligent, elle court le risque de s’infecter elle-même, peut-être même par une souche létale de la grippe. Se laver les mains régulièrement à l’eau et au savon, ou même se frotter les mains régulièrement avec de l’alcool à friction, constitue une habitude nécessaire en tout temps ; pendant la saison de la grippe, surtout si l'on se trouve parmi des gens malades, cette habitude devient absolument essentiel. Gardez toutefois en mémoire que si vos mains vous paraissent sales, que vous sentez qu'elles sont sales ou qu'elles sentent mauvais, il vous faut les laver, et non les frotter avec de l'alcool à friction.

Les EPI

Dans le domaine des soins de santé, il est approprié que les travailleurs aient recours à divers types d'équipements individuel de protection (EIP) afin de se protéger eux-mêmes et leurs patients – masque, gants, sarrau, etc. Il est tout particulièrement utile pour les gens qui souffrent de vomissements viraux de se couvrir le nez et la bouche d'un masque. Toutefois, hors des milieux comme des hôpitaux, porter un tel masque pourrait paraître antisocial. À moins que l’on puisse installer un écran de plexiglas entre les masses infectées et ceux qui travaillent aux avant-postes de la société (chauffeurs de taxi et d’autobus, caissiers, serveurs et serveuses, etc.) lors d’une importante crise ou pandémie de grippe, il pourrait s’avérer nécessaire pour les travailleurs de la santé de porter un masque de type chirurgical pour se protéger. Lorsqu’une importante épidémie de grippe a sévi à Hong Kong il y a quelques années de cela, la stigmatisation sociale entourant le port du masque en public a fait en sorte que de nombreuses personnes ont omis d’en porter un lorsqu’ils étaient malades et ce, en dépit du fait qu’il existait un mandat à cet effet. Lorsque le gouvernement a modifié le mandat stipulant que chaque personne qui se présentait dans un lieu public devait porter un masque, malade ou non, la stigmatisation a laissé la place au masque … chacun s’y est conformé… et l’épidémie a été éradiquée.

Propreté des surfaces
Lors d’une épidémie ou d’une pandémie de grippe, le nettoyage à fond des surfaces susceptibles d’être touchées devient hyper important. Les virus survivront suffisamment longtemps sur des surfaces pour être attrapés par des passants qui, à leur tour, risquent d’infecter plusieurs autres personnes. Le virus de la grippe est un virus enveloppé, ce qui signifie qu’il est facile de le tuer. Une technique de nettoyage appropriée à base de détergent ou de désinfectant non résiduels suffit pour bien assainir une surface. Une technique de nettoyage appropriée des surfaces souvent touchées nécessiterait l’utilisation d’un détergent dilué ou d’un désinfectant dans un seau, de même que quelques lavettes jetables ou chiffons lavables. Puisqu'une lavette ou un chiffon est utilisé sur une surface, on ne doit pas le retourner dans le seau, mais plutôt le jeter ou le ranger de manière à éliminer les risques de contamination croisée des autres chiffons de nettoyage et des autres surfaces. Les lavettes jetables et préhumectées sont également très utiles. Cependant, l’utilisation d’un flacon pulvérisateur et d’une lavette n’est pas aussi optimale en raison de la tendance à utiliser un chiffon sur plusieurs surfaces, ce qui fait en sorte le chiffon pourrait répandre un agrégat de virus de la grippe contenu dans un crachat, par exemple, sur une surface beaucoup plus grande.

Et que tout cela signifie-t-il ?

En guise de conclusion, je voudrais signaler que tout le battage médiatique entourant la grippe aviaire représente un danger beaucoup plus immédiat pour la société que le virus lui-même. Bien qu'il soit possible, qu'un jour ou l'autre, nous devions faire face à une pandémie de grippe, rien n’indique que ce sera ce virus, et il n'est pas certain non plus que ce soit pour bientôt. Toutefois, la peur générée par toute cette foire médiatique aura certainement pour effet d’accroître l’inquiétude au sein de la société et, par conséquent, d’augmenter les cas de haute pression, de maladies cardiaque, de réponse immunitaire diminuée et de dépression. Nous ne pouvons faire que ce qui est à notre portée. Si nous nous lavons et nous désinfectons régulièrement les mains, nettoyons tout méticuleusement, employons les EIP appropriés et évitons d’approcher de trop près les gens qui toussent, éternuent ou dont la respiration est sifflante, le risque devient vraiment peu élevé.
 
 
powered_by.png, 1 kB
(C) 2008 Perks Publications Inc.